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Afrique : promotion de l’agriculture durable par la vulgarisation des biofertilisants

Le Dr Christophe Gbossou prône la vulgarisation des pesticides et fertilisants pour une agriculture durable en Afrique.

D’après le PNUE, la production et l’utilisation des engrais et pesticides sont soutenues par la demande de produits, biens et services agricoles. En effet, l’accroissement de la demande alimentaire en est le principal moteur, tout autant que les plantes fourragères, les fibres textiles et l’ensemble des matières premières végétales. Par conséquent, bien que les pesticides et les engrais présentent des avantages, leur utilisation s’accompagne également de nombreuses conséquences néfastes sur l’environnement et la santé durant tout leur cycle de vie.

En effet, on rapporte un bilan de près de 385 millions de cas annuels d’intoxication accidentelle non létale, auxquels il faut rajouter 11 000 décès. A côté de ça le Dr Christophe Gbossou, souligne l’augmentation de la demande alimentaire face à une production insuffisante des ressources.

Par ailleurs, l’Afrique est un continent relativement jeune à forte croissance et dispose d’une importante superficie de terres arables, qui représentent 20 % des terres agricoles mondiales. Pourtant, le continent fait face à une grave insécurité alimentaire majoritairement causée par une production alimentaire insuffisante. Une faiblesse de production qui s’explique par le manque d’un accès à la mécanisation et l’utilisation limitée d’engrais du fait du faible pouvoir d’achat des agriculteurs.

Cette situation continue d’alimenter la demande pour des engrais alternatifs rentables, tels que les bio-engrais. Il faut considérer que les petites exploitations agricoles représentent près 33 millions de personnes en Afrique subsaharienne, soit 80 % des exploitations agricoles de la région.

Ajouté à la faiblesse de la fertilité des sols, la gestion inefficace des sols pénalise grandement la productivité des petits agriculteurs africains. Néanmoins, cet état des choses pourrait être amélioré par l’emploi d’engrais inorganiques, quoi que leur utilisation dans la gestion des éléments nutritifs du sol ne soit pas durable, ce qui provoque la dégradation des sols et la pollution de l’environnement.

“La mise en place des politiques et des mesures qui facilitent l’accès des pesticides et engrais à tous les agriculteurs permettrait une promotion d’une agriculture durable par une sensibilisation.”

Il faudrait ainsi une implication de toutes les parties prenantes pertinentes dans la promotion d’une agriculture durable notamment par une sensibilisation. Pour cela, les organisations professionnelles agricoles, les entreprises agroalimentaires et le secteur public doivent jouer un rôle déterminant, notamment dans la réglementation des pesticides et des engrais. Cela inclut également l’instauration d’une politique et des mesures facilitatrices, qui rendront les produits en question disponibles auprès de tous les agriculteurs.

Pour ce faire, il faudra prendre des contre-mesures visant à l’élimination des pesticides présentant un risque élevé. En outre, il faudrait également soutenir la recherche dans la chimie verte et durable, la gestion intégrée des ravageurs et l’agroécologie dans le but de promouvoir par la sensibilisation, une agriculture durable.

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